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Télé-Luxembourg

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C’est sur « Télé-Luxembourg » dans les studios de la célèbre Villa Louvigny que Marylène fait ses débuts à la fin des années 70…

Cette chance, elle la doit à Jacques Navadic, directeur des programmes, qui la choisit pour assurer un intérim de 4 mois pendant le congé maternité de la présentatrice des week-ends, Anna-Vera. Les petits contrats se succèdent jusqu’au jour où un concours est organisé pour engager une nouvelle présentatrice.

Marylène est littéralement plébiscitée par le public ! C’est le début d’une carrière riche en expériences et d’une exceptionnelle longévité…

Jean-Luc Bertrand

La première fois que j'ai rencontré Marylène, j'étais encore stagiaire. Elle présentait les week-ends. Elle avait oublié sa clef d'hôtel et elle m'a demandé de la chercher. J 'y voyais une raison, mais il n'y en avait pas (rires).
Après, on a fait des émissions. L'alchimie entre deux personnes, ça ne s'explique pas. En fait, avec Marylène, on ne s'est jamais perdu de vue. On a toujours continué à se voir régulièrement. Et on n'a jamais cessé de se dire que ce serait bien de refaire une émission ensemble.
De fil en aiguille, l'opportunité s'est présentée. Et je dois dire que c'est un vrai bonheur de travailler avec elle.

Marylène, c'est la Rolls-Royce de la télé ! 

Jean-Luc Bertrand
Ancien directeur des activités de proximité d'RTL 9
(Interview DH)

Anna-Vera Ceccacci

Lorsque Monsieur Navadic m'a présenté cette adorable jeune fille qui venait me remplacer durant mon congé de maternité, ce qui m'a frappé le plus, c'était ses anglaises (depuis ma communion je n'en avais plus vu) et ses magnifiques yeux.
J'ai toujours trouvé très attirantes les personnes qui ont les cheveux foncés et les yeux bleus (un cadeau de la nature) et un physique magnifique. Marylène avait tout pour commencer une super carrière dans l'audiovisuel.   

Anna-Vera Ceccacci
Ex-speakerine sur Télé-Luxembourg - Responsable d'un département dans une banque italienne au Grand-Duché de Luxembourg

Jacques Navadic


MARYLENE : L'IMAGE DE TELE-LUXEMBOURG


La première fois que je l'ai vue, c'était à Verdun. Je signais dans une librairie mon premier livre de souvenirs. Il y avait foule. Et, à l'écart, une jeune fille attendait. Immédiatement ça a fait tilt. Je cherchais, à l'époque, non pas une speakerine ou une animatrice mais une hôtesse, capable de s'adresser chaque soir aux amis Lorrains et Belges fidèles à nos émissions. Elle était devant moi, avec des jambes qui n'en finissaient pas et un minois encadré par des cheveux sains, avec des yeux bleus lumineux aussi expressifs que ceux de Michèle Morgan. Il faut vous dire qu'à l'époque la Lorraine était une région privilégiée. Elle connaissait Télé-Luxembourg depuis vingt ans. (Paris et Lille ayant été bien longtemps les seules contrées à recevoir les émissions de la R.T.F.). Le succès de Luxembourg était supérieur auprès des foules à ceux que peuvent connaître aujourd'hui les "Loft Story", "Nice People" et autres "Reality Show".

La foule se justifiait donc. Bientôt, je proposai à la jeune fille esseulée de tenter sa chance à Télé-Luxembourg. Elle en rêvait. Ce qui fut fait mais là, je me heurtais à un écueil. Marylène avait la voix blanche qu'amplifiait le micro. Elle s'en rendait compte et se désespérait. Un seul remède : poser sa voix. Nous nous miment au travail. En trois mois d'exercice, elle avait réussi et passait aisément à l'antenne.Oui, mais voilà : les syndicats, des postulantes jalouses réclamaient un concours. Il fallait s'y résoudre. Marylène, d'apprentie-vedette redevenait une simple candidate. Je lui proposai de reprendre le travail, de soigner l'articulation, d'être elle même en s'essayant à l'interprétation. Les fables de La Fontaine nous aidèrent beaucoup. De tenter enfin l'interview après avoir lu la presse quotidienne. Marylène suivit toutes ces directives avec une application opiniâtre. Et naturellement, elle fut élue haut-la-main. Toute l'équipe était heureuse car déjà elle l'avait conquise.

Son succès grandissait avec les années. Je ne lui reprochais qu'un détail : les énormes pendentifs qu'elle accrochait à ses oreilles et qui gâchaient la pureté du visage. Elle les enlevait pour les remettre, mon dos tourné. Son succès s'affirmait. Je voulus la parfaire davantage.

Depuis vingt ans, j'assurais dans les grandes villes d'Europe les commentaires du Grand Prix Eurovision de la chanson. J'estimais que le moment était venu de passer le flambeau. Je choisis Marylène.

Le concours avait lieu à Dublin. La préparation : répétitions, entretiens avec les concurrents et particulièrement du nôtre, Jean-Claude Pascal dont j'essayais de favoriser le retour, occupaient toutes nos journées. Six au total. Il y avait bien sûr des réceptions, des cocktails, des visites de la ville. Marylène les fuyait.

Pendant tout le séjour, elle demeura dans sa chambre pour étudier sa documentation, pour trouver des détails sur les interprètes, situer leurs parcours, indiquer le style des musiques et des paroles de plus des vingt chansons en lice.

On faisait le point sur son travail aux repas. Elle progressait, elle peaufinait en ne cachant pas un trac compréhensible. Et le soir venu arriva. Placés entre Léon Zitrone et Paule Herman de la R.T.B., dominant la salle du théâtre archi-comble avec au centre le plateau, je situai d'abord l'évènement et annonçai Marylène. Elle était pâle sous son maquillage mais ses premières paroles, sûres et enjouées à la fois marquèrent sa détermination. Elle ne fit que s'affirmer au cours de la soirée. Marylène savait tout, elle disait tout de chaque chanteur et de tous les groupes. Elle était simple, directe et gaie à la fois. Bref sa passion et sa jeunesse éclataient. C'était gagné. J'étais ému et fier à la fois. Je garde de cette soirée un souvenir précieux et pour tous les postulants aux métiers du spectacle, une leçon : A la base de toute carrière artistique, il faut certes savoir ce que l'on veut, provoquer la chance, travailler sans relâche et sans cesse travailler, avoir le respect du public et posséder et pratiquer cette vertu oubliée en ces temps matérialistes et égoïstes : la gentillesse. Marylène avait tout cela. C'est pourquoi son vaste public lui témoignait et lui témoigne toujours plus que de l'admiration : de l'affection.

Jacques Navadic
Fondateur de Télé Luxembourg et directeur de RTL Télévision

Robert Diligent

D'abord Marylène a toujours représenté pour moi la gentillesse, la beauté, le travail et le courage. Dans les anecdotes et souvenirs avec elle, il faut avouer que je n'en ai pas tellement vu que nous ne travaillions pas ensemble. Je me souviens tout de même de son élection en 1977. J'en étais l'animateur et l'organisateur au côté de Jacques Navadic. Marylène, déjà connue du public, a dû se remettre en question et poser sa candidature pour recevoir un contrat à durée indéterminée à Télé-Luxembourg.

Durant la soirée, les candidates devaient interviewer des personnalités présentes sur le plateau.  Il y avait Michel Drucker qui devait se prendre pour un ministre, Jean Lefèvre dans le rôle d'un agriculteur et moi en boxeur professionnel et ... sourd ! Le sort a voulu que Marylène m'interviewe. Malgré le fait de l'avoir un peu bousculée dans mes réponses lors de cet entretien, Marylène s'en est très bien sortie. Le public l'a directement choisie. Elle m'a aussi beaucoup fait rire durant la soirée en racontant une petite blague au public, je m'en souviens encore : il s'agit d'un citron partant faire un braquage dans une banque. A peine arrivé, le citron se mit a crier : Pas un zeste, je suis pressé ! Ce fut une soirée mémorable.

Le dernier souvenir est quant à lui plus récent, il remonte à 1987. C'est l'année où RTL a décidé de diviser son antenne pour créer RTL TVI en Belgique et RTL TV en France. Nous avions organisé une grosse conférence de presse avec des journalistes français, belges et luxembourgeois. Tous les animateurs étaient aussi présents. Après la présentation des nouveaux programmes, un journaliste belge a demandé à la nouvelle direction si la Belgique allait encore être privée de Marylène ?. Cela nous a fait rire sur le moment mais dans le fond, cela prouve bien que Marylène est une sacrée star. J'ai toujours apprécié Marylène et j'ai eu la chance de souvent la voir dans les couloirs de la Villa Louvigny.

Gros bisous à toi Marylène.

 

Robert Diligent
Journaliste et co-fondateur de Télé-Luxembourg