Livres

Un pas vers l’écriture ?...

Marylène signe la préface du livre de Klairet S. « Plus heureuse qu’avant mon cancer », sorti le 19 novembre. Une expérience née d’un vrai coup de cœur.

Livre disponible sur le site www.edilivre.com
Et bientôt sur les grands sites de vente en ligne « Amazon.fr, Rueducommerce.fr, Chapitre.com, Abebooks.fr), de même qu’en librairie.

Commentaire Marylène

Je reçois un jour le manuscrit d’un tout premier livre. Son auteur, Klairet S., me demande de lui livrer mes impressions après lecture. Cette marque de confiance me touche infiniment, de même que le récit, qui accroche mon attention de la première à la dernière page. Je lui confie alors à quel point j’ai apprécié son texte, l’encourageant à publier ce témoignage dont émanent une force et un enthousiasme qui méritent d’être partagés. Tant de gens sont aujourd’hui touchés par la maladie. Le projet est déjà là, dans son esprit et dans son cœur, reste à oser et à… franchir le pas !  Agent, contacts, édition…
Klairet m’invite alors à écrire la préface de ce premier livre. Sincèrement émue par la proposition, j’accepte avec joie. Une première expérience, pour moi aussi, qui me confirme qu’écrire est un vrai bonheur !

Préface

Il est des expériences de vie qui vous métamorphosent à jamais. 
Des combats qui vous blessent dans votre chair et dans votre âme.
Des angoisses qui vous font sonder des abîmes dont on ne pense jamais sortir.
Et pourtant…

Un jour, un matin, ou un soir, on se sent remonter à la surface, poussé par une pulsion de vie à laquelle rien ne semble pouvoir faire obstacle.
On entrevoit, enfin, une lumière providentielle sur le chemin d’obscurité qui a guidé nos pas, trop longtemps.

D’où viennent alors cette énergie décuplée, cette sagesse toute neuve qui nous fait poser un regard inédit sur la vie, ce désir de faire les choses différemment, patiemment, d’aller à l’essentiel ?

De l’intensité de l’épreuve, de toute évidence ! De la douleur, cent fois supportée.
De la force et de la volonté, puisées au fond de soi, toujours plus loin, durant des semaines, des mois, parfois des années.

« Ce qui ne tue pas, renforce »… Cette phrase de Nietzsche a sans doute résonné plus d’une fois dans l’esprit de Klairet.
Peut-être même s’y est-elle accrochée comme à une sorte de « mantra magique » capable de conjurer le mauvais sort qui l’avait frappée ?

Pourquoi n’ose-t-on pas nommer cette maladie ?
La nommer, c’est déjà l’apprivoiser, non ?
L’accueillir, l’accepter, pour mieux la combattre.

Cancer : une personne sur trois, dit-on, l’a eu, l’aura, ou l’a déjà.
Froide statistique à laquelle on espère échapper.
Klairet n’a pas eu cette chance.
Mais elle a eu, en revanche, celle de triompher de la maladie.
Et d’en sortir « grandie », au prix de tant d’efforts !

Sur ce parcours difficile, les mots ont été ses alliés.
Quand elle ne pouvait les faire sortir de sa bouche, fatiguée par trop de larmes, de souffrances, de nausées, d’incompréhension, elle les alignait sur des pages.
Pour ordonner ses pensées, sans doute. Pour ne rien oublier, peut-être…
Sans avoir encore l’idée de partager ce récit, à moins que ce ne soit dans un coin de son inconscient ?

Le texte qu’elle nous livre ici, est bouleversant de sincérité, de sobriété, de justesse.
Klairet nous prend par la main et nous fait vivre chacune des secondes égrenées entre les visites à l’hôpital, les moments de solitude, les gouffres de douleur, les espoirs,  les doutes, les mains tendues qu’on n’attendait pas, celles, espérées, qui restent fermées, jusqu’aux sourires libérateurs dans la joie des retrouvailles familiales.

Ce livre n’est pas triste. Il est vrai, profond, humain, et riche d’un enseignement que seuls les drames surmontés et transcendés peuvent nous offrir.
C’est un hymne à la vie, envers et contre tout !