Le nouveau défi de Marylène

Depuis notre première interview en juin dernier, il y a eu un fameux changement dans ta carrière professionnelle !

Tout à fait ! Suite au voeu que j'avais exprimé de me lancer dans de nouvelles aventures télévisuelles, j'ai été contactée en juillet dernier par Michel Joiris (directeur des programmes de RTL TVI) alors que j'étais en vacances en France. J'ai été très surprise de recevoir cet appel car je venais juste de déposer mes valises à Biarritz et j'avais surtout en tête la rentrée de " La Main à la Patte ". Michel Joiris m'a donc proposé le projet de " La Dernière Chance " et m'a demandé de donner un accord de principe. Chose que j'ai faite. L'accord final s'est fait en août après avoir rencontré le producteur délégué par la société JLA Productions. J'ai ensuite signé avec la direction de RTL TVI pour trois numéros de " La Dernière Chance ".

Pour les lecteurs français, peux-tu nous expliquer en quelques mots le principe de " La Dernière Chance " ?

Cette émission est d'abord un espace de médiation destiné à des personnes qui sont en crise familiale ou sentimentale. Cela peut être des couples, des amis, des membres d'une famille... L'émission est résolument positive. Notre objectif est de réunir ces gens, de les rassembler alors qu'ils se sont éloignés pour des raisons qui leur échappent parfois. Ils ne parviennent pas à analyser eux-mêmes ce qui leur arrivent. C'est la raison pour laquelle nous avons en plateau une psychologue, en la personne de Sabrina Philippe-Sequaris. Le but est de les aider à voir plus clair dans leur histoire et de les rapprocher en présentant toutes les étapes de leur vie. La soirée est fertile en émotions avec de nombreuses surprises préparées par des amis ou des parents. Des artistes viennent également interpréter des chansons qui rappellent des bons moments de la vie de nos deux témoins.

N'était-ce pas trop stressant de découvrir sur le plateau de l'émission le soir même, les visages des deux témoins ?

En fait, je les ai rencontrés dans les coulisses quelques minutes avant le début de l'émission. Nous avons échangé quelques paroles et c'est tout. Je connaissais leur histoire après avoir étudié le dossier préparé par toute l'équipe de Stéphane Joffre. Nous avons travaillé en étroite collaboration. Je me suis informée sur les moindres détails de leur histoire. En fait, je les connaissais sans les avoir encore rencontrés ! Je ne les ai pas côtoyés comme notre psychologue qui elle, a suivi pas à pas le couple en les voyant régulièrement mais je n'ignorais rien de leur passé. Je ne voulais pas décevoir l'équipe qui me faisait confiance, le producteur Stéphane Joffre, Michel Joiris et surtout le couple présent sur le plateau qui nous livrait sur antenne leur vie privée. C'était pour moi un vrai stress qui s'est vite estompé en constatant le bon déroulement de l'émission. Je me suis sentie parfaitement à l'aise et au terme de l'émission, j'ai ressenti une grande joie car j'avais l'impression que notre couple était vraiment heureux et que nous avions ému les téléspectateurs. Il y avait aussi de nombreuses personnes en coulisses qui pleuraient ! Nous étions donc tous touchés !

La première émission a été diffusée sur RTL TVI le 15 octobre dernier et a récolté une très bonne audience.

Et bien, c'est une audience qui nous a tous - d'une part rassurés - et puis largement satisfaits puisque nous avons été leader toute la soirée avec une part de marché de 19.2 % sur la cible 4ans et +. Nous avons réalisé un meilleur chiffre encore sur notre coeur de cible, les adultes entre 18 et 54 ans avec 26.3 % de part de marché. En plus, la courbe d'audience est très stable, elle n'a pas changé depuis le début de l'émission jusqu'à la fin. Tout le monde attendait en fait la réponse de Virginie. On est donc très contents.

Parlons de la presse écrite belge à présent. Certains journaux ont titré leurs articles " la dernière chance de Marylène ", comment as-tu réagi suite à cela ?

Je pense que c'était un jeu de mots facile. J'aime à penser que ce n'est pas ma dernière chance évidemment. J'ai d'ailleurs répondu à un de ces journalistes qui me posait cette question que si c'était la dernière chance que l'on m'offrait, ce ne serait pas la dernière que je me donnerais (rires).

Dans notre première interview, tu nous confiais que tu devais revoir Philippe Goffin, ex-animateur sur RTL Télévision. La rencontre a eu lieu, peux-tu nous en dire quelques mots ?

Oui bien sûr (rires). A chaque occasion de retrouvailles avec des membres de l'équipe de Télé-Luxembourg et de RTL Télévision, on passe la soirée à discuter à bâtons rompus, on veut des nouvelles de tout le monde, on se remémore des tas de souvenirs. On parle aussi de notre travail actuel et de l'avenir. Philippe m'a parlé de sa nouvelle mission au CSA en tant que vice-président. C'est un rôle passionnant pour lui. Je lui ai parlé de " La Dernière Chance ". Il m'a promis de regarder l'émission (rires). On a prévu de se revoir.

Philippe Goffin a d'ailleurs déposé un petit mot sur le site à la rubrique " Témoignages " comme l'ont fait Annie Cordy, Adamo ou le général Bigeard, cela t'a flatté ?

Oh oui beaucoup même !... J'ai été très touchée de recevoir toutes ces petites dédicaces et je remercie tout le monde.

Le journal " Le Républicain Lorrain " a consacré dernièrement un très bel article à ton site marylenebergmann. com qui a provoqué l'arrivée en masse de nombreux internautes français, contente ?

Oh oui ! Depuis quelques années, je n'apparais plus en France ! Alors, c'est exactement le phénomène inverse des années 80. Lorsque j'étais sur RTL 9, on était content de me revoir en Belgique et maintenant que je suis sur RTL TVI, on me réclame en France. Mais j'essaie toujours d'être des deux côtés de la frontière le plus souvent possible.

Octobre 2003 est synonyme d'un grand changement côté coiffure... Que s'est-il passé?

Sur les conseils avisés de Michèle Etzel, j'ai pris une décision radicale : aller chez un grand coiffeur bruxellois pour lui demander de changer mon look. Et voilà le résultat !

Propos recueillis par Fabrice Staal - Photo : F. Staal